Fred Stilmant : « J’ai découvert un autre monde à Rebecq »

Fred Stilmant : « J’ai découvert un autre monde à Rebecq »

Jérémy Delforge Publié le vendredi 09 novembre 2018 – Article LES SPORTS+ by DH
Fred Stilmant, épanoui dans le Brabant wallon, va retrouver sur sa route le club de son cœur, l’Olympic en D2 amateurs (Sa. 20h).

Si Fred Stilmant a trouvé son bonheur à Rebecq, il aura toujours de l’affection pour l’Olympic de Charleroi qui est le club de son papa. L’occasion était belle de faire le point sur la saison de l’ancien capitaine des Dogues qui a trouvé la bonne formule avec les Rebecquois.

Fred Stilmant, vous revivez à Rebecq ?

« Je suis content de mon choix. J’ai un président qui me fait confiance, de belles infrastructures pour travailler, un groupe motivé et un staff compétent. Je peux même compter sur un manager qui connaît le football. Je peux donc me concentrer uniquement sur mon rôle d’entraîneur. »

L’ambiance et la mentalité sont des choses importantes dans votre méthode ?

« C’est Philippe Saint-Jean qui m’a appris ça. Un joueur qui a un peu moins de qualité mais qui dispose d’un bon état d’esprit sera toujours plus précieux qu’un autre. J’ai pu m’en rendre compte, lors d’une saison à Châtelet en P1. J’avais une dream team, mais Solre opposait son cœur. Ce sont les Solréziens qui ont décroché le titre, alors que le groupe est monté via le tour final. »

À l’image de votre carrière de joueur, vous avez décidé de quitter Charleroi pour une autre province, en tant qu’entraîneur ?

« J’ai reçu de belles propositions. J’ai opté pour Rebecq. J’ai découvert un autre monde. J’ai même demandé à Sam Rémi si certains joueurs se moquaient de moi. Ils me disaient bonjour deux fois… Manu Massaux et Toto Lenti (ex-FC Charleroi) l’ont dit, mais quand tu as entraîné à Charleroi, tu peux le faire partout… »

Vous allez retrouver un club que vous connaissez bien ?

« J’ai eu l’occasion de le voir jouer contre Lessines. Il a manqué de chance et tout s’est enchaîné. C’est une bête blessée mais qui a de la qualité. D’ailleurs, les retours de Durieux et Kalincik vont aider les Dogues. De mon côté, c’est la poisse. Je dois me passer de toute ma défense. Leemans a un arrachement osseux, Herbecq, Mucci, Delsanne sont suspendus. Il me manque aussi Wallaert et Demoli. Je vais devoir composer avec une patte en moins. On comptera sur nos jeunes et le secteur offensif pour faire la différence. »

L’Olympic reste le matricule de votre cœur ?

« Je sais faire la part des choses. Mais il est vrai que je suis un Dogue, depuis ma plus tendre enfance. C’est le club de mon papa, de mes grands-parents. J’y ai joué. J’ai été capitaine, j’ai tout connu. J’espère qu’il retrouvera des couleurs, mais pas cette semaine… »

Un papa fier de lui

Avant d’être l’entraîneur de Rebecq, Fred Stilmant fut une figure importante de l’histoire de l’Olympic. “J’ai eu la chance de porter le brassard de capitaine chez les Dogues, au cours de mon deuxième passage”, explique l’intéressé. “C’est ma plus grande fierté dans le football, même devant mon premier match en D1.”

Même quand il était jeune et qu’il jouait au Sporting de Charleroi, il devait aller à la Neuville. “Mon père ne voulait pas dépenser un franc dans la buvette des Zèbres. Il me déposait. Il partait boire son verre. Il venait me chercher, après l’entraînement. Le week-end, je n’allais pas voir Anderlecht contre le Sporting. Je suivais les rencontres de l’Olympic. Pour mes grands-parents, c’était la sortie familiale. On mettait les habits du dimanche pour aller au stade, soutenir le club des ouvriers.”

C’est sous la vareuse des Dogues que le milieu de terrain lancera sa carrière. “À 17 ans, j’ai quitté le Sporting pour la D3. Je me souviens de mon premier match. J’offre un assist et on l’emporte par un but d’écart. Mon père était tellement fier de moi. Je le revois me féliciter avec son costume !”