Mickaël Oliveira (RUS Rebecquoise) ne veut pas être oublié

Mickaël Oliveira (RUS Rebecquoise) ne veut pas être oublié
Jean-François Delisse

Publié le mardi 05 mars 2019

En scorant 2 fois en 120 secondes, le joueur a fait pencher la balance contre Durbuy.Venu à Rebecq en provenance de Monceau (P1 Hennuyère), Mickaël Oliveira n’a pas souvent eu, jusqu’ici, l’occasion de s’exprimer. Mais face à des Durbuysiens séduisants à défaut de se montrer efficaces, l’apport de l’attaquant a été prépondérant. « J’ai scoré en 120 secondes autant que depuis le début de la saison », fait remarquer l’intéressé, qui a appris à relativiser, mais n’en est pas moins fier de son doublé. « Mon intégration a été contrariée par diverses blessures. En plus, l’équipe tournait bien et Anthony Lorenzon, avec qui je suis en concurrence, empilait les buts. Mais j’apprends beaucoup à son contact et je me suis accroché », enchaîne le joueur, qui devrait prolonger à l’US Rebecquoise. « J’ai évolué jadis avec le coach Frédéric Stilmant. Il s’était souvenu de moi et m’a proposé de me joindre à son projet. L’ambiance est excellente et je sais que je pourrai encore être utile au groupe. »

À 27 ans, le fils de Luis Oliveira (ancien Diable rouge, ex-Anderlecht et Cagliari notamment), a déjà pas mal bourlingué et est devenu plus mûr. « J’ai été formé à Mons, puis je suis passé à l’US Centre, avant de partir en Italie puis aux États-Unis, pour revenir ensuite à Couvin et rebondir à Monceau. Mais le challenge de Rebecq valait la peine de me remettre en question. On me colle depuis toujours la réputation d’être un mec hautain. À tort, je trouve. »

Le fait d’avoir un père qui a été une vedette du football belge, n’aura pas eu pour lui que des avantages. « J’étais constamment comparé à lui. Désormais, je me suis fait une raison. On ne se voit pas souvent, car il vit toujours en Italie et ne revient jamais en Belgique, mais on communique par Skype. Il me donne régulièrement des conseils. On a gardé un chouette contact et lorsque je vais le voir pendant les vacances d’été, il me laisse m’exercer avec l’équipe qu’il entraîne. Quant à mon oncle José Barroso (ex-Union), il vit près de Liège et vient me voir lorsque j’évolue contre un club de sa région. Si notre famille est dispersée, le foot nous permet de rester en contact ».