Samuel Remy, l’abonné aux montées

En plus d’avoir évolué en Coupe de l’UEFA, le Rebecquois Samuel Remy a connu toutes les divisions du foot belge. De la D1 à la P3.

Publié le 11/01/2019 – Interview : Pierric BRISON

Namurois d’origine, Samuel Remy continue de marquer le football brabançon wallon de son empreinte. Arrivé en D3 à Tubize, il est en effet parvenu à atteindre la D1, compétition qu’il avait auparavant bien connue avec le Sporting de Charleroi.

C’est à présent Rebecq qu’il hisse jusqu’en Division 2 Amateurs, en tant que joueur (en P3, P2, P1) et entraîneur adjoint, depuis plusieurs saisons déjà. «J’ai évolué dans toutes les divisions, sauf la P4 qui n’existe plus. Après mon passage mitigé à Walhain, où l’équipe n’avait plus le niveau d’antan, mon ami Thierry Demolie m’a demandé de donner un coup de main à Rebecq et j’ai accepté. Au départ, ce n’était que pour une saison, puis deux, trois et quatre. Avec quelques montées à la clé. Puis j’ai fait un break et il est revenu vers moi parce que l’équipe connaissait quelques difficultés en D3», explique Samuel Remy.

Avec Luigi Nasca comme T1, il monte en D2 Amateurs et voit cette saison son ami Fred Stilmant débarquer. «Nous avons la même vision du jeu et l’entente est vraiment parfaite. Avec Fred et le reste du staff aussi.»

À un tel point que Rebecq pointe à la quatrième place au classement. «La Louvière-Centre est intouchable, mais on pourrait jouer le tour final. Si on monte, on risque d’être un peu bloqués financièrement, car il faut mettre des joueurs sous contrat, et au niveau des infrastructures. Nous aurions besoin de places assises dans le stade et de séparer les supporters.»

À 45 ans, il se retrouve à nouveau dans le haut du classement. Et malgré les succès, il n’ambitionne pas spécialement de se lancer dans une carrière d’entraîneur principal. «C’est possible que je passe le cap, mais ce n’est pas sûr. Le poste de directeur technique me tente bien. Je n’ai en tout cas pas de plan de carrière», affirme l’employé de la Loterie Nationale.

 

L’Autriche mais pas l’Espagne

Après avoir passé sept ans au Sporting de Charleroi, Samuel Remy a eu l’occasion de goûter au football… autrichien. Un épisode à Vorwärts Steyr qui n’a duré que six mois. « Parce que le club a fait faillite. C’est dommage car le pays était chouette, les infrastructures superbes, avec souvent les montagnes en arrière-plan. Il y avait beaucoup de joueurs yougoslaves et suisses, le niveau n’était pas mauvais du tout. Puis c’était très professionnel, avec un magasinier qui préparait toutes les affaires et vissait même les crampons des joueurs », se souvient-il. Une expérience à l’étranger qu’il n’a pas souhaité renouveler. « J’ai reçu une proposition de Murcie, en D2 espagnole, mais je l’ai refusée. Car c’était compliqué avec les enfants et le boulot. Il fallait tout abandonner », explique Samuel Remy.


« On a dû emmener notre cuistot en Roumanie »

C’est à Mettet que Samuel Remy a inscrit ses premiers buts. Un an plus tard, il rejoignait déjà le centre de formation du Sporting de Charleroi, avant d’intégrer le noyau professionnel et d’évoluer en D1.

La deuxième saison, il la termine à la quatrième place au classement (93-94) et se qualifie pour le premier tour de la Coupe de l’UEFA. Après une défaite 2-0 au Rapid Bucarest, le Sporting s’impose 2-1 à domicile. Insuffisant. « On avait une super équipe à ce moment-là et l’expérience était vraiment sympathique. Ce n’était pas évident de s’adapter au football. Le rythme et l’engagement étaient différents, puis il y avait le public roumain. La façade était belle, mais l’envers du décor l’était nettement moins. Je me souviens qu’on a dû emmener notre cuistot là-bas, les conditions étaient un peu difficiles. Des regrets ? On a eu les occasions de marquer au match aller, C’est dommage mais ça reste mon meilleur souvenir footballistique », avoue le milieu de terrain qui terminera aussi plus tard deuxième meilleur buteur de l’histoire de l’AFC Tubize.